Scheveningue, morte-saison (Valéry Larbaud)

Dans le clair petit bar aux meubles bien cirés,
Nous avons longuement bu des boissons anglaises;
C’était intime et chaud sous les rideaux tirés,
Dehors le vent de mer faisait trembler les chaises.

On eût dit un fumoir de navire ou de train:
J’avais le coœr serré comme quand on voyage;
J’étais tout attendri, j’étais doux et lointain;
J’étais comme un enfant plein d’angoisse et très sage.

Cependant, tout était si calme autour de nous!
Des gens, près du comptoir, faisaient des confidences.
Oh, comme on est petit, comme on est à genoux,
Certains soirs, vous sentant si près, ô flots immenses!

(Bron: Une anthologie de la poésie Française/Bouquins-Robert Laffont)

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Een reactie op Scheveningue, morte-saison (Valéry Larbaud)

  1. Comme c’est touchant, ces vers du siècle passé….

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